Que va faire Yellen ?

On a vu dans l’article du 16 Mars 2017 que le marché attendait une hausse des taux de 0.5% et non de 0.25%, et on voit une croissance soutenue aux USA.

Yellen n’a pas suffisamment relevé ses taux. Elle pourrait relever ses taux de deux façons :

Le première c’est la façon habituelle de relever les taux, en augmentant le taux de base DFF. Mais elle pourrait aussi choisir de revendre la masse des TBonds que la FED a acheté dans le but de faire baiser les taux d’intérêt.

C’est-à-dire, elle pourrait faire l’inverse du QE. Une partie du QE consistait à acheter les Treasury Bond, pour en faire baisser les taux d’intérêts. (de la même façon qu’en achetant une action, on la fait monter, et donc baisser le rendement )

Si Yellen voulait faire remonter les taux d’intérêt, elle pourrait donc revendre les TBond, et en faire ainsi remonter les taux.

Elle devrait le faire avant que les TBonds ne baissent trop, sans quoi la FED serait perdante sur la revente de ces TBonds.  (Treasury Bond à 10 ans, Monthly).

C’est une hypothèse a envisager, au lieu d’une remontée du taux DFF, une revente des TBonds ?

TBond 10 ans

USDTRY — Livre turque VS US Dollar

Voilà un graphique USDTRY Monthly. Clickez

USDTRY MONTHLY II

 

Ce que le graphique montre c’est toujours le premier symbole, ici c’est le dollar qui monte face à la livre turque.

En réalité, pour nous, la référence stable c’est le dollar, c’est donc la livre turque qui baisse par rapport au dollar.

La livre turque représente l’économie turque, et le dollar l’économie américaine. La livre turque était à 1.30 USD en 2008, elle est passé à 3.8 USD en 2017.

En pratique la valeur de la livre turque a été divisée par 3.

On voit bien ici que l’économie turque ne fait pas jeu égal avec l’économie américaine, mais qu’elle s’effondre.

Du fait que la livre turque perd de la valeur, les turcs n’ont pas intérêt à stocker leurs économies dans la livre turque, mais ils peuvent au choix, ou acheter de l’or dont les fluctuations sont modestes actuellement, ou acheter de l’Euro, ou encore acheter du dollar, sous deux formes possibles, ou bien acheter des billets chez un changeur, ou bien acheter des Treasury Bonds qui en plus, verseront un intérêt de 2.5% par an actuellement.

Le dollar ou le TBonds (l’obligation à 10 ans par exemple), sont des morceaux de l’économie américaine, ou exactement des actions puisqu’ils versent un dividende.

On comprend aussi que l’entrée de la Turquie dans l’Euro était une pure folie, on aurait eu à gérer une immense Grèce, qui aurait coûté des fortunes.

La mauvaise santé de l’économie turque explique l’arrêt des négociations d’adhésion à l’Euro, plus surement  que la bonne volonté des zélites.

L’Euro : mise à niveau

Sur internet, on entend des gens expliquer que le dollar n’est qu’un morceau de papier, il ne vaut que ce que vaut la feuille de papier pour l’imprimer;  Ils disent qu’il faut revenir à l’étalon Or. C’est la thèse notamment de Antal Fekete : « Le retour au standard Or » traduit par Pierre Jovanovic.  (Je ferai un résumé de ce livre lorsque j’en aurai le temps).

Le dollar vaut ce que vaut l’économie américaine.
Le dollar n’est pas qu’un morceau de papier, c’est une action sur l’économie américaine.  Cette économie est adossée elle-même sur l’intelligence économique du peuple américain, ainsi que sur l’intelligence économique de la FED, c’est à dire la capacité de la FED à passer au-delà des crises économiques, en conservant au dollar une valeur stable.
Actuellement ces intelligences sont les meilleures au monde, on s’arrache le dollar, par exemple au Venezuela, où la baisse des prix du pétrole provoque une crise économique, ou au Zimbabwé, après la politique raciale anti-blanc et l’hyper inflation résultant de l’incapacité des dirigeants.
Le dollar ne peut pas soudainement ne plus rien valoir, il y a toute l’infra structure qui ne peut pas disparaître du jour au lendemain : les usines, les routes, l’organisation, l’Etat, et il restera toujours l’intelligence des américains, qui ne peut pas, elle non plus, disparaître soudainement.
Voilà, dans tous les cas on ne peut pas qualifier le dollar de « simple morceau de papier ».
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En 1999 nos dirigeants ont créé l’Euro dont le but était d’être une monnaie de réserve mondiale, une concurrente au dollar. Les promesses faites à l’époque était que l’Euro amènerait  la prospérité : le plein emploi et la croissance économique.

Voilà un graphique EURUSD en Monthly. ( ou ici )

EURUSD MONTHLY VI

A sa création l’Euro valait 0.85 Dollar, il est monté à 1.60 EURUSD, son maximum, en 2008 , puis il a fluctué pour des raisons que je ne connais pas autour de 1.30;  En 2014 la BCE a lancé son QE (sa baisse des taux d’intérêt) et l’EURUSD a baissé vers 1.09 en moyenne en 2015 et 2016.
Depuis sa la création, on voit que l’euro fait jeu égal avec le dollar. ou, si on veut,  l’EURUSD se maintient à un niveau à peu près constant, autour de 1.30 EURUSD.
La baisse actuelle de l’Euro (2015-2017) est à mettre au compte du QE de la BCE, qui  prendra fin d’ici quelques temps.

Les monnaies reflètent les performances des économies, ce que nous dit ce graphique c’est que l’économie européenne fait jeu égal avec l’économie américaine.  De ce point de vue, et jusqu’à présent, l’Euro remplit ses objectifs.
Par contre du point de vue des citoyens, on a une stagnation ou une régression du pouvoir d’achat et un chômage de masse doublé d’une immigration massive. Personne n’est satisfait des résultats obtenus, aucune des promesses des années 2000 n’a été remplie. On voit donc apparaître dans toute l’Europe des partis politiques anti Euro, prônant ouvertement la fin de l’Euro.
Il existe donc un risque politique : que les élections dans l’un des pays de l’Euro n’amène au pouvoir un parti politique désirant mettre fin à l’expérience Euro.

D’un point de vue économique, il faut considérer deux choses : selon Mario Draghi son QE fonctionne, et il semble qu’il y ait une reprise économique en Europe. Voir les PMI du vendredi 24 Mars 2017, au plus haut depuis 2012,  sur cette page.

Mais il semble aussi que les économies des pays d’Europe divergent les unes des autres, l’Euro est trop faible pour l’Allemagne et la favorise, l’enrichit, et l’Euro est trop fort pour  les autres pays et les appauvrit.
Si le budget de l’Europe est bénéficiaire c’est grâce à l’Allemagne surtout, sa balance commerciale est bénéficiaire, c’est elle qui paie pour les pays du sud. La retraite en Allemagne est à 65 ans ou 67 (?) et il n’existe pas de SMIC, les salaires sont faibles.
Pour rétablir l’équilibre entre les pays, il y a deux moyens : améliorer l’économie des pays faibles par des réformes, et affaiblir l’économie des pays fort. Probablement que l’un des moyens choisit pour ramener l’Allemagne au niveau des autres pays, soit de la submerger  d’immigrés musulmans, le million d’immigrés introduit en Allemagne par Merkel, doit être une charge et affaiblir son économie. Ce qui contredirait l’affirmation selon laquelle « l’immigration est une chance pour les pays ».

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L’Europe est divisée économiquement entre les PIIGS, les pays du sud :  Portugal, Italie, Irlande, Grèce, Espagne. Et les pays du nord : France, Belgique, Autriche, pays bas, Finlande et Allemagne. On peut voir ici. La division se fait selon les taux d’intérêt servis à 10 ans.
Les PIIGS ont connu une spéculation immobilière lors du passage à l’Euro et des difficultés lors de la crise de 2008. Des sommes d’argent importantes ont été prêté à ces pays, surtout à la Grèce, mais aussi à l’Espagne et à l’Italie.
Ces dettes sont gérées par la BCE, qui maintient les taux d’intérêt à un niveau très faible, par l’intermédiaire de son QE. C’est la condition indispensable pour que ces dettes puissent être remboursé un jour.

Mais en cas de fin de l’Euro, les pays à qui cet argent à été prêté devront reprendre leurs dettes, Mario Draghi l’a dit, et dans ce cas on aura une crise économique majeure car les PIIGS ne seront pas en mesure de rembourser leurs dettes. Le problème n’est pas la survie des différents pays avec leur monnaie nationale respective, mais la gestion de la sortie de l’Euro, la re – négociation des dettes.
Si je prête de l’argent à mon voisin, et qu’il m’annonce que finalement il ne pourra jamais me rembourser. Qui perd cet argent ?
Je ne sais pas exactement qui a prêté quoi à qui. Je ne suis pas sûr que quelqu’un le sache, sauf Mario Draghi peut-être. L’accès aux chiffres est organisé de façon à être  opaque, les banques n’ont pas intérêt à ce que le public sache si elles sont impliqués dans des « subprimes à l’Européenne », des crédit immobiliers à des gens qui auraient des problèmes à les rembourser en cas de crise, car ces banques seraient alors les premières à faire faillite.

Voilà, en résumé on ne peut pas rester dans l’Euro car les économies divergent et les solutions pour les faire converger sont douloureuses pour les peuples, et on ne peut pas en sortir sans provoquer une crise économique majeure. La solution pour nos zélites est surement de rester dans l’Euro avec la BCE qui gère; peu importe les peuples et les citoyens .., enfin … pourvu qu’ils ne votent pas pour la sortie de l’Euro.

Hausse des taux FED le 15/03/2017

La FED a annoncé le 15/3/2017 une hausse du taux DFF de 0.25% à 1% donc.

Cette hausse des taux a eut l’effet contraire d’une hausse des taux. Le dollar a baissé ( le dollar index a baissé, le USDJPY a baissé, le EURUSD a monté, la bourse, le Dow Jone a monté), et l’Or a monté, ce qui est peut-être normal.

Les marchés attendait une hausse des taux de 0.5%, il avait tout prévu pour, et il n’a eut que 0.25%. Tout s’est donc passé comme si on avait eut une baisse des taux de 0.25%.

Le niveau d’inflation aux USA est élevé et en hausse (2%), l’élection de Donald Trump a insuflé de la confiance, ses promesses de création d’emploi et de baisse des impôts devraient propulser la croissance assez fortement, une hausse de 0.5% des taux aurait été  justifiée.

Les marchés sont en désaccord avec Yellen. Le temps dira qui a raison qui a tort. Le risque comme déjà expliqué, c’est que cette hausse des taux ne ralentisse pas l’économie américaine et que la croissance ( l’inflation ) ne s’envole comme en 1978/1980. Ce qui amènerai la FED a augmenté ses taux très haut, et provoquerai le crash obligataire redouté.

wait and see.

On devrait avoir une nouvelle hausse des taux dans 7 semaines.

Les prix du pétrole

Voilà un graphique pétrole en monthly, lien.

On voit bien le pic a 145 $ atteint en juin 2008 (?). On voit aussi que depuis plus d’un an déjà, le pétrole se maintient sous les 54 $, cela n’est pas normal, pas conforme aux attentes.

Quelque chose à changer dans l’établissement des prix du pétrole, l’offre de pétrole a augmenté, ce qui en fait baisser les prix. Les fournisseurs possibles pourrait être les gaz de schiste ou les sables bitumineux du Canada.

Pendant 5 ans, de 2011 à 2014,  le pétrole s’est maintenu au dessus des 100/110 $, ce prix était trop élevé pour l’économie mondiale, par contre il profitait aux ennemis des USA producteurs de pétrole ou de gaz : Russie, Venezuela et Iran; et es pays arabes de l’OPEP.

Ce temps-là pourrait être terminé …. pour un temps, au moins.

il n’y a pratiquement aucune taxe sur le pétrole;  les prix de l’essence ont été divisé par deux aux USA. La baisse des prix du pétrole contribuent activement à la sortie de crise.

Souvenez-vous qui était contre les gaz de schiste et les sables bitumineux du Canada !

Les médias Français ont voulu nous faire croire que les gaz de schiste étaient trop polluants et que les prix du pétrole resteraient désormais a des niveaux très élevés. Ou bien ils ont menti ou bien ils sont incompétents.

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_PETROLE

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CPI (inflation) CPI less food and energy DFF Federal Fund Rate

En rouge l’inflation tout-compris, en gris l’inflation sans l’énergie, en noir les taux de la FED.

Le pic rouge de 2008-2009 correspond à la montée des prix du pétrôle a 145 dollars.

La descente à zéro en 2015 correspond à la chute des prix du pétrôle, sous les 54 dollars.

_ lien image

_ Regardez la récession de l’année 1980 (lien image) , l’inflation était à 4% en 1978, le FED a commencé à augmenter ses taux, mais elle ne l’a pas fait assez vite : elle n’a pas ralenti suffisamment l’économie américaine et l’inflation à continué de monter jusqu’à 10 % en mars 1980, et la FED a ensuite dû monté ses taux directeurs à 19 % pour freiner l’économie, ….. et l’inflation.

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From Adding Accommodation to Scaling It Back.

Chair Janet L. Yellen

At The Executives’ Club of Chicago, Chicago, Illinois

March 3, 2017, source

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En résumé, une augmentation du taux de la FED : FDD, de 0.75 % est enviségée dans le cours de cette année 2017, si  …. les prévisions de la FED se révèlent conformes à ses  attentes.

Avis : Il est possible qu’on ait une augmentation des taux de 0.25 point, mercredi dans 15 jours.

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Today I will review the conduct of monetary policy during the nearly 10 years since the onset of the financial crisis

2014, a year that I see as a turning point, when the FOMC began to transition from providing increasing amounts of accommodation to gradually scaling it back.

The process of scaling back accommodation has so far proceeded at a slower pace than most FOMC participants anticipated in 2014. Both unexpected economic developments and deeper reevaluations of structural trends affecting the U.S. and global economies prompted us to reassess our views on the outlook and associated risks

the process of scaling back accommodation likely will not be as slow as it was in 2015 and 2016.

the neutral « real » federal funds rate, defined as the level of the federal funds rate that, when adjusted for inflation, is neither expansionary nor contractionary when the economy is operating near its potential.

most FOMC participants assessed the longer-run value of the neutral real federal funds rate to be in the vicinity of 1 percent.3 This level is quite low by historical standards, reflecting, in part, slow productivity growth and an aging population not only in the United States, but also in many advanced economies.

With the actual value of the real federal funds rate currently near minus 1 percent, a near-zero estimate of the neutral real rate means that the stance of monetary policy remains moderately accommodative, an assessment that is consistent with the fact that employment has been growing at a pace–around 180,000 net new jobs per month–that is notably above the level estimated to be consistent with the longer-run trend in labor force growth–between 75,000 and 125,000 per month.5 As I will explain, this policy stance seems appropriate given that the underlying trend in inflation appears to be still running somewhat below 2 percent. But as that gap closes, with labor market conditions now in the vicinity of our maximum employment objective, the Committee considers it appropriate to move toward a neutral policy stance.

My colleagues and I generally anticipate that the neutral real federal funds rate will rise to its longer-run level over the next few years. This expectation partly underlies our view that gradual increases in the federal funds rate will likely be appropriate in the months and years ahead: Those increases would keep the economy from significantly overheating, thereby sustaining the expansion and maintaining price stability.

We have followed this basic strategy for decades and, in 2012, the FOMC formalized it in our « Statement on Longer-Run Goals and Monetary Policy Strategy. »6 The Committee has reaffirmed this commitment annually. But the challenges brought about by the financial crisis, and the very deep recession and painfully slow recovery that followed, compelled us to adjust our tactics for carrying out our policy strategy. In particular, once the Committee had cut the federal funds rate to near zero in late 2008, it became necessary to deploy new tools to supply the considerable monetary accommodation required by the extremely weak state of the job market and persistently low inflation.7 Those tools–especially our large-scale securities purchases and increasingly explicit forward guidance pertaining to the likely future path of the federal funds rate–enabled the Federal Reserve to provide necessary additional support to the U.S. economy by pushing down longer-term interest rates and easing financial conditions more generally.

2014: A Turning Point for Monetary Policy
By late 2013
Payroll gains were solid; job openings had risen significantly; and the number of workers voluntarily quitting their jobs–a sign of confidence in the labor market--was rising back toward pre-crisis levels. We were also seeing progress on achieving our price stability goal: Total inflation as measured by changes in the headline personal consumption expenditures (PCE) price index reached about 1-3/4 percent by mid-2014 after hovering around 1 percent in the fall of 2013. Inflation seemed to be moving toward the FOMC’s 2 percent objective,

The progress seen during 2014 indicated to the FOMC that it was no longer necessary to provide increasing amounts of support to the U.S. economy by continuing to add to the Federal Reserve’s holdings of longer-term securities. Accordingly, the Committee continued to reduce the pace of asset purchases over the course of the year, ending its purchases in October.

U.S. gross domestic product (GDP) growth generally surprised to the downside in 2015, reflecting, in part, weak economic activity abroad, the earlier appreciation of the dollar, and the effect of falling oil prices on business fixed investment.

Reassessing Longer-Run Conditions
The slower-than-anticipated increase in our federal funds rate target in 2015 and 2016 reflected more than just the inflation, job market, and foreign developments I mentioned. During that period, the FOMC and most private forecasters generally lowered their assessments of the longer-run neutral level of the real federal funds
and suggested that fewer federal funds rate increases would be necessary than previously thought to scale back accommodation

Moreover, after remaining disappointingly low through mid-2016, inflation moved up during the second half of 2016, mainly because of the diminishing effects of the earlier declines in energy prices and import prices. More recently, higher energy prices appear to have temporarily boosted inflation, with the total PCE price index rising nearly 2 percent in the 12 months ending in January. Core PCE inflation–which excludes volatile energy and food prices and, therefore, tends to be a better indicator of future inflation–has been running near 1-3/4 percent. Market-based measures of inflation compensation have moved up, on net, in recent months, although they remain low.

With the job market strengthening and inflation rising toward our target, the median assessment of FOMC participants as of last December was that a cumulative 3/4 percentage point increase in the target range for the federal funds rate would likely be appropriate over the course of this year.

we projected additional gradual rate hikes in 2018 and 2019

 we currently judge that it will be appropriate to gradually increase the federal funds rate if the economic data continue to come in about as we expect.
For instance, as we noted in our latest Monetary Policy Report to the Congress, the ongoing expansion has been the slowest since World War II, with real GDP growth averaging only about 2 percent per year.12 This subdued pace reflects, in part, slower growth in the labor force in recent years–compared with much of the post-World War II period–and disappointing productivity growth both in the United States and abroad.

 In addition, the economic circumstances of blacks and Hispanics, while improved since the depths of the recession, remain worse, on average, that those of whites or Asians.

These unwelcome developments unfortunately reflect structural challenges that lie substantially beyond the reach of monetary policy. Monetary policy cannot, for instance, generate technological breakthroughs or affect demographic factors that would boost real GDP growth over the longer run or address the root causes of income inequality. And monetary policy cannot improve the productivity of American workers. Fiscal and regulatory policies–which are of course the responsibility of the Administration and the Congress–are best suited to address such adverse structural trends.
conclusion :

This same approach will continue to drive our policy decisions in the months and years ahead. With that in mind, our policy aims to support continued growth of the American economy in pursuit of our congressionally mandated objectives. We do that, as I have noted, with an eye always on the risks. To that end, we realize that waiting too long to scale back some of our support could potentially require us to raise rates rapidly sometime down the road, which in turn could risk disrupting financial markets and pushing the economy into recession. Having said that, I currently see no evidence that the Federal Reserve has fallen behind the curve, and I therefore continue to have confidence in our judgment that a gradual removal of accommodation is likely to be appropriate. However, as I have noted, unless unanticipated developments adversely affect the economic outlook, the process of scaling back accommodation likely will not be as slow as it was during the past couple of years.