Thami Kabbaj Emission : T’empêche tout le monde de dormir

Voilà un constat que je trouve extrêmement réjouissant, Thami Kabbaj est un grand trader, un immense trader, il a publié deux livres qui sont des succès commerciaux, il est passé dans l’émission « T’empêches tout le monde de dormir » avec Marc Fogiel en 2011, puis chez Yves Calvi,  émission : « C dans l’air » en 2013 il me semble, donc il n’y a pas très longtemps.

Sa dernière vidéo date du 2 Août 2017 (on est le 5 Aout 2017) et fait déjà plus de 5000 vues, donc vraiment un talent, une compétence indéniable dans le domaine du trading, le tout confirmé par un succès commercial mérité   ….

Hé bien non ! Non non et non ! ! ! ! !

Thami Kabbaj n’est pas un trader, c’est un vendeur de livres, son boulot ce n’est pas d’être trader, c’est de vendre des livres. Si des gens croient que Kabbaj s’y connait en trading, et veulent suivre ses conseils, ainsi que ceux de Jean Louis Cussac, grand bien leur fasse …

Tous ces types-là, qui passent sur les chaines TV comme BFM TV, ou Itélé, ne connaissent absolument rien au domaine dont ils se prétendent spécialistes.

Voilà ce que nous dit Kabbaj sous cette vidéo :

KABBAJ 2

Son éditeur : « l’a obligé« , dit-il, a participer à cette émission, (vérifiez avec le lien de la vidéo qui est en image, je vous en prie !)

Ben oui parce que le patron de Kabbaj, c’est son éditeur, je répète : le patron de Kabbaj c’est son éditeur, celui qui vend ses livres. Kabbaj se vante dans une vidéo récente,  Aout 2017 je crois, d’être toujours en tête des ventes sur Amazon avec son livre : « L’art du trading ». Ben oui, vendre des livres ça rapporte de l’argent, plein d’argent à voir ce coté flashy  : « Monsieur content » qu’il projette dans chacune de ses vidéos, et qui suffit, apparemment, comme attrape mouche, de toutes celles qui trainent sur le Net.  (5000 vues en 2-3 jours).

LOL MDR  enfin vous savez tous ces truc-là ……

Maintenant si vous tapez sur internet ou Youtube : Kabbaj  branleur, trou du cul ou  escroc, aucun lien n’est renvoyé, parce qu’ils ont mis en place la censure …. !

Bon, moi je dis ça, je dis rien, attendons patiemment quelques années, ou quelques dizaines d’années que les pigeons se rendent compte qu’ils ont été pigeonné …

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Article de l’économiste.com sur Kabbaj :

Beige book du 19 Avril 2017 et hausse des taux du 3 Mai 2017

Le beige book annonce une amélioration dans tous les domaine, mais relativise en pointant le coté  » moderate » et « modest » de ces améliorations :

Overall Economic Activity
Economic activity increased in each of the twelve Federal Reserve Districts between mid-February and the end of March, with the pace of expansion equally split between modest and moderate. In addition, the pickup was evident to varying degrees across economic sectors. Manufacturing continued to expand at a modest to moderate pace, although growth in freight shipments slowed slightly. Consumer spending varied as reports of stronger light vehicle sales were accompanied by somewhat softer readings in non-auto retail spending. Tourism and travel activity generally picked up. On balance, reports suggested that residential construction growth accelerated somewhat even as growth in home sales slowed, in part due to a lack of inventory. Nonresidential construction remained strong, but became more mixed in some regions; leasing activity generally improved at a more modest pace. More than half of the reports suggested that loan volumes increased, while only one said they were down modestly. Non-financial services generally continued to expand steadily. Energy-related businesses noted improved conditions while agricultural conditions varied.

On a vu dans l’article du 15 Mars, que le marché avait anticipé une hausse de 0.5 % des taux d’intérêt, alors que Yellen ne les a monté que de 0.25 %.

Le TBond à 10 ans était à 2.6 % le 15 Mars, il n’a cessé de baisser pour atteindre aujourd’hui 2.2 %.  Il est peu probable qu’on ait une hausse des taux. Le marché en tous cas ne la price pas.

L’économie américaine s’améliore toujours aussi lentement. Yellen avait raison. Pas de forte croissance, donc pas d’inflation ni de risque d’inflation, pour l’instant, et cela malgré des prix du pétrôle qui se maintienne sous les 54 $ depuis plus d’un an.

Que va faire Yellen ?

On a vu dans l’article du 16 Mars 2017 que le marché attendait une hausse des taux de 0.5% et non de 0.25%, et on voit une croissance soutenue aux USA.

Yellen n’a pas suffisamment relevé ses taux. Elle pourrait relever ses taux de deux façons :

Le première c’est la façon habituelle de relever les taux, en augmentant le taux de base DFF. Mais elle pourrait aussi choisir de revendre la masse des TBonds que la FED a acheté dans le but de faire baiser les taux d’intérêt.

C’est-à-dire, elle pourrait faire l’inverse du QE. Une partie du QE consistait à acheter les Treasury Bond, pour en faire baisser les taux d’intérêts. (de la même façon qu’en achetant une action, on la fait monter, et donc baisser le rendement )

Si Yellen voulait faire remonter les taux d’intérêt, elle pourrait donc revendre les TBond, et en faire ainsi remonter les taux.

Elle devrait le faire avant que les TBonds ne baissent trop, sans quoi la FED serait perdante sur la revente de ces TBonds.  (Treasury Bond à 10 ans, Monthly).

C’est une hypothèse a envisager, au lieu d’une remontée du taux DFF, une revente des TBonds ?

TBond 10 ans

USDTRY — Livre turque VS US Dollar

Voilà un graphique USDTRY Monthly. Clickez

USDTRY MONTHLY II

 

Ce que le graphique montre c’est toujours le premier symbole, ici c’est le dollar qui monte face à la livre turque.

En réalité, pour nous, la référence stable c’est le dollar, c’est donc la livre turque qui baisse par rapport au dollar.

La livre turque représente l’économie turque, et le dollar l’économie américaine. La livre turque était à 1.30 USD en 2008, elle est passé à 3.8 USD en 2017.

En pratique la valeur de la livre turque a été divisée par 3.

On voit bien ici que l’économie turque ne fait pas jeu égal avec l’économie américaine, mais qu’elle s’effondre.

Du fait que la livre turque perd de la valeur, les turcs n’ont pas intérêt à stocker leurs économies dans la livre turque, mais ils peuvent au choix, ou acheter de l’or dont les fluctuations sont modestes actuellement, ou acheter de l’Euro, ou encore acheter du dollar, sous deux formes possibles, ou bien acheter des billets chez un changeur, ou bien acheter des Treasury Bonds qui en plus, verseront un intérêt de 2.5% par an actuellement.

Le dollar ou le TBonds (l’obligation à 10 ans par exemple), sont des morceaux de l’économie américaine, ou exactement des actions puisqu’ils versent un dividende.

On comprend aussi que l’entrée de la Turquie dans l’Euro était une pure folie, on aurait eu à gérer une immense Grèce, qui aurait coûté des fortunes.

La mauvaise santé de l’économie turque explique l’arrêt des négociations d’adhésion à l’Euro, plus surement  que la bonne volonté des zélites.

L’Euro : mise à niveau

Sur internet, on entend des gens expliquer que le dollar n’est qu’un morceau de papier, il ne vaut que ce que vaut la feuille de papier pour l’imprimer;  Ils disent qu’il faut revenir à l’étalon Or. C’est la thèse notamment de Antal Fekete : « Le retour au standard Or » traduit par Pierre Jovanovic.  (Je ferai un résumé de ce livre lorsque j’en aurai le temps).

Le dollar vaut ce que vaut l’économie américaine.
Le dollar n’est pas qu’un morceau de papier, c’est une action sur l’économie américaine.  Cette économie est adossée elle-même sur l’intelligence économique du peuple américain, ainsi que sur l’intelligence économique de la FED, c’est à dire la capacité de la FED à passer au-delà des crises économiques, en conservant au dollar une valeur stable.
Actuellement ces intelligences sont les meilleures au monde, on s’arrache le dollar, par exemple au Venezuela, où la baisse des prix du pétrole provoque une crise économique, ou au Zimbabwé, après la politique raciale anti-blanc et l’hyper inflation résultant de l’incapacité des dirigeants.
Le dollar ne peut pas soudainement ne plus rien valoir, il y a toute l’infra structure qui ne peut pas disparaître du jour au lendemain : les usines, les routes, l’organisation, l’Etat, et il restera toujours l’intelligence des américains, qui ne peut pas, elle non plus, disparaître soudainement.
Voilà, dans tous les cas on ne peut pas qualifier le dollar de « simple morceau de papier ».
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En 1999 nos dirigeants ont créé l’Euro dont le but était d’être une monnaie de réserve mondiale, une concurrente au dollar. Les promesses faites à l’époque était que l’Euro amènerait  la prospérité : le plein emploi et la croissance économique.

Voilà un graphique EURUSD en Monthly. ( ou ici )

EURUSD MONTHLY VI

A sa création l’Euro valait 0.85 Dollar, il est monté à 1.60 EURUSD, son maximum, en 2008 , puis il a fluctué pour des raisons que je ne connais pas autour de 1.30;  En 2014 la BCE a lancé son QE (sa baisse des taux d’intérêt) et l’EURUSD a baissé vers 1.09 en moyenne en 2015 et 2016.
Depuis sa la création, on voit que l’euro fait jeu égal avec le dollar. ou, si on veut,  l’EURUSD se maintient à un niveau à peu près constant, autour de 1.30 EURUSD.
La baisse actuelle de l’Euro (2015-2017) est à mettre au compte du QE de la BCE, qui  prendra fin d’ici quelques temps.

Les monnaies reflètent les performances des économies, ce que nous dit ce graphique c’est que l’économie européenne fait jeu égal avec l’économie américaine.  De ce point de vue, et jusqu’à présent, l’Euro remplit ses objectifs.
Par contre du point de vue des citoyens, on a une stagnation ou une régression du pouvoir d’achat et un chômage de masse doublé d’une immigration massive. Personne n’est satisfait des résultats obtenus, aucune des promesses des années 2000 n’a été remplie. On voit donc apparaître dans toute l’Europe des partis politiques anti Euro, prônant ouvertement la fin de l’Euro.
Il existe donc un risque politique : que les élections dans l’un des pays de l’Euro n’amène au pouvoir un parti politique désirant mettre fin à l’expérience Euro.

D’un point de vue économique, il faut considérer deux choses : selon Mario Draghi son QE fonctionne, et il semble qu’il y ait une reprise économique en Europe. Voir les PMI du vendredi 24 Mars 2017, au plus haut depuis 2012,  sur cette page.

Mais il semble aussi que les économies des pays d’Europe divergent les unes des autres, l’Euro est trop faible pour l’Allemagne et la favorise, l’enrichit, et l’Euro est trop fort pour  les autres pays et les appauvrit.
Si le budget de l’Europe est bénéficiaire c’est grâce à l’Allemagne surtout, sa balance commerciale est bénéficiaire, c’est elle qui paie pour les pays du sud. La retraite en Allemagne est à 65 ans ou 67 (?) et il n’existe pas de SMIC, les salaires sont faibles.
Pour rétablir l’équilibre entre les pays, il y a deux moyens : améliorer l’économie des pays faibles par des réformes, et affaiblir l’économie des pays fort. Probablement que l’un des moyens choisit pour ramener l’Allemagne au niveau des autres pays, soit de la submerger  d’immigrés musulmans, le million d’immigrés introduit en Allemagne par Merkel, doit être une charge et affaiblir son économie. Ce qui contredirait l’affirmation selon laquelle « l’immigration est une chance pour les pays ».

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L’Europe est divisée économiquement entre les PIIGS, les pays du sud :  Portugal, Italie, Irlande, Grèce, Espagne. Et les pays du nord : France, Belgique, Autriche, pays bas, Finlande et Allemagne. On peut voir ici. La division se fait selon les taux d’intérêt servis à 10 ans.
Les PIIGS ont connu une spéculation immobilière lors du passage à l’Euro et des difficultés lors de la crise de 2008. Des sommes d’argent importantes ont été prêté à ces pays, surtout à la Grèce, mais aussi à l’Espagne et à l’Italie.
Ces dettes sont gérées par la BCE, qui maintient les taux d’intérêt à un niveau très faible, par l’intermédiaire de son QE. C’est la condition indispensable pour que ces dettes puissent être remboursé un jour.

Mais en cas de fin de l’Euro, les pays à qui cet argent à été prêté devront reprendre leurs dettes, Mario Draghi l’a dit, et dans ce cas on aura une crise économique majeure car les PIIGS ne seront pas en mesure de rembourser leurs dettes. Le problème n’est pas la survie des différents pays avec leur monnaie nationale respective, mais la gestion de la sortie de l’Euro, la re – négociation des dettes.
Si je prête de l’argent à mon voisin, et qu’il m’annonce que finalement il ne pourra jamais me rembourser. Qui perd cet argent ?
Je ne sais pas exactement qui a prêté quoi à qui. Je ne suis pas sûr que quelqu’un le sache, sauf Mario Draghi peut-être. L’accès aux chiffres est organisé de façon à être  opaque, les banques n’ont pas intérêt à ce que le public sache si elles sont impliqués dans des « subprimes à l’Européenne », des crédit immobiliers à des gens qui auraient des problèmes à les rembourser en cas de crise, car ces banques seraient alors les premières à faire faillite.

Voilà, en résumé on ne peut pas rester dans l’Euro car les économies divergent et les solutions pour les faire converger sont douloureuses pour les peuples, et on ne peut pas en sortir sans provoquer une crise économique majeure. La solution pour nos zélites est surement de rester dans l’Euro avec la BCE qui gère; peu importe les peuples et les citoyens .., enfin … pourvu qu’ils ne votent pas pour la sortie de l’Euro.

Hausse des taux FED le 15/03/2017

La FED a annoncé le 15/3/2017 une hausse du taux DFF de 0.25% à 1% donc.

Cette hausse des taux a eut l’effet contraire d’une hausse des taux. Le dollar a baissé ( le dollar index a baissé, le USDJPY a baissé, le EURUSD a monté, la bourse, le Dow Jone a monté), et l’Or a monté, ce qui est peut-être normal.

Les marchés attendait une hausse des taux de 0.5%, il avait tout prévu pour, et il n’a eut que 0.25%. Tout s’est donc passé comme si on avait eut une baisse des taux de 0.25%.

Le niveau d’inflation aux USA est élevé et en hausse (2%), l’élection de Donald Trump a insuflé de la confiance, ses promesses de création d’emploi et de baisse des impôts devraient propulser la croissance assez fortement, une hausse de 0.5% des taux aurait été  justifiée.

Les marchés sont en désaccord avec Yellen. Le temps dira qui a raison qui a tort. Le risque comme déjà expliqué, c’est que cette hausse des taux ne ralentisse pas l’économie américaine et que la croissance ( l’inflation ) ne s’envole comme en 1978/1980. Ce qui amènerai la FED a augmenté ses taux très haut, et provoquerai le crash obligataire redouté.

wait and see.

On devrait avoir une nouvelle hausse des taux dans 7 semaines.

Les prix du pétrole

Voilà un graphique pétrole en monthly, lien.

On voit bien le pic a 145 $ atteint en juin 2008 (?). On voit aussi que depuis plus d’un an déjà, le pétrole se maintient sous les 54 $, cela n’est pas normal, pas conforme aux attentes.

Quelque chose à changer dans l’établissement des prix du pétrole, l’offre de pétrole a augmenté, ce qui en fait baisser les prix. Les fournisseurs possibles pourrait être les gaz de schiste ou les sables bitumineux du Canada.

Pendant 5 ans, de 2011 à 2014,  le pétrole s’est maintenu au dessus des 100/110 $, ce prix était trop élevé pour l’économie mondiale, par contre il profitait aux ennemis des USA producteurs de pétrole ou de gaz : Russie, Venezuela et Iran; et es pays arabes de l’OPEP.

Ce temps-là pourrait être terminé …. pour un temps, au moins.

il n’y a pratiquement aucune taxe sur le pétrole;  les prix de l’essence ont été divisé par deux aux USA. La baisse des prix du pétrole contribuent activement à la sortie de crise.

Souvenez-vous qui était contre les gaz de schiste et les sables bitumineux du Canada !

Les médias Français ont voulu nous faire croire que les gaz de schiste étaient trop polluants et que les prix du pétrole resteraient désormais a des niveaux très élevés. Ou bien ils ont menti ou bien ils sont incompétents.

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_PETROLE

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